Jour 46 Grotli – Valldal

Je demarre de Grotli avec une pluie fine et prend la route pour Geiranger, un des plus beaux fjords de Norvege, et tres populaire. Je m’attends encore a y trouver une ambiance disneyland en bord de mer, gros paquebot, floppee de bus remplis a blocs et selfies dans tous les sens…

Je m’arrete en haut du plateau, car comme je vous ai dit hier je n’ai descendu qu’un etage !  je suis donc encore dans les hauteurs. Je fais halte dans un restaurant car la pluie devient de plus en plus forte et le froid plus vigoureux. ça m’amuse pendant 2 heures de voir la réceptionniste de l’hôtel resto faire barrage avec ses bras aux cars de touristes chinois et espagnols pour qu’ils accedent aux toilettes SEULEMENT après avoir payé leur dû de 10 couronnes au comptoir. Quel job….! Mais je ne lui jette pas la pierre, j’ai moi meme mis beaucoup d’energie parfois pour des choses insensees pour les autres, mais qui me paraissaient pleines de sens et signe de devouement et de conscience professionnelle vis a vis de ma Direction.

Pour ma part le temps n’est jamais perdu, en attendant je continue les aventures de Jules Verne. Connaissant un peu le temps en Norvège j’ai confiance sur le fait que le temps va changer, vu qu’il fait ça toute la journée, cependant quand tu es arrêté tu penses à tous les scénarios si la pluie est incessante : faire du stop auprès des caravanes, mendier une place dans un car touristique, dormir ici mais ça doit être hors de prix, planter la tente sous la pluie quelque part pas loin…. bref je fais toujours le tour des solutions.

je guette donc au dehors pour repartir dès que la pluie cesse, le froid me décourage un peu,   mais vers midi je repars…

j’arrive en haut de la vallée précédent le fjord Geiranger, je suis donc beaucoup plus haut, et la vue m’émeut à tel point que j’éclate en sanglots. et je ne fais pas semblant car je n’arrive plus à m’arrêter pendant 5 bonnes minutes, j’emballe tout ça de photos. Je pleure parce que c’est trop beau, la vue et d’être là. Je suis trop contente d’etre là ou je suis, d’y être arrivée en vélo, ça n’a pas de prix. L’émotion est évidemment incomparable à si j’avais fait la route en voiture, ou je ne me serais pas effondré en sanglots !!!,  bien confortable dans mon siège à voir défiler trop vite le paysage derrière la vitre, comme à la TV… découvrir tout ça grâce à ses jambes quel plaisir ! Je ne pensais pas franchir un seul des cols la veille et me donnait pour objectif d’atteindre seulement la ou je pouvais distinguer un batiment, un tournant, une cime, et puis finalement petit a petit j’ai avance, en suivant chaque coin de ciel bleu au loin qui me montrait la direction et me donnait envie de continuer, j’ai senti le vent sur mes joues, la sueur couler dans mon dos, entendu les rivieres et les cascades avant qu’elles n’apparaissent sous mes yeux, les degrés augmenter dans la montée, redescendre sur le plateau, ressenti chaque secousse des pneus sur le chemin en gravillon de la premiere descente, eu des difficultes a me servir de mes mains le soir pour monter la tente, soit a cause de l’engourdissement du froid soit parce que je me suis accrochée trop fermement au guidon pour grimper toute cette route, souris à toutes les belles choses vues en route, bref j’ai vécu le voyage…! alors le cadeau est encore plus beau.

Après la séquence émotion je descends les lacets qui me conduisent au point de vue en hauteur sur Geiranger. Je retrouve tous mes petits touristes, malgré la pluie. Le temps permet des éclaircis qui laissent place à de jolis clichés et une vue lointaine sur le fjord, ouf ! grimper tout ça pour ne pas avoir de vue, ça fait toujours un peu enrager.

Le fjord est beau, enclavé au milieu de hautes montagnes, et au milieu un gros paquebot qui lâche, au fur et à mesure de petites navettes maritimes, son flot de passagers.

de mon point de vue, je vois egalement la jolie montée en lacets qu’il faudra faire après le passage du fjord, décidément j’enchaine les cols !

je descends en bas du fjord et me mets à l’abri avant de reprendre la montée, que j’avais un peu sous estimée ! mais après les cols de la veille, je m’y suis engagée avec sérénité quand même. Demain j’ai la très connue montée de Trollstigen, j’étais un peu fébrile à l’idée de la faire, pas vraiment confiance en moi mais là je suis confiante, le vélo marche bien en plus alors « point d’peur! ».

Dans la montée, pas mal de stop photos et quelques vélos endurent comme moi cette dur labeur. je croise un couple allemand, puis au ferry de l’autre côté de la vallée un français, Kévin. Nous allons tous dans la même direction, Trollstigen, le nord… du coup les gens ne comprennent pas trop pourquoi je viens du cap nord et je vais encore au nord…mais bon je suis encore dans mes détours. Et comme je n’aime pas faire les choses à moitié, mon voyage se prolonge et se prolonge…

Nous restons dans la ville après le ferry à Valldal avec Kevin, ou nous « plantons » la tente sous un préau d’école qui est ouverte, une douche prise à l’office du tourisme, oui bon ce n’est pas un campement habituel tout ça… Nous croisons ensuite un couple suisse qui voyage également à vélo avec qui nous prendrons un verre, enfin ils nous offriront un verre, au sympathique bar tenu par une Tchèque, qui nous offrira également à chacun du pain qui restait de la journée… nous cuisinons vers 22h00 et dodo sous le préau !
I left Grotli on the road to Geiranger, i stopped quickly in a restaurant to wait for the rain stopping, i know now a bit norwegian weather, and that it can change a lot of times in the same day, so why don’t waiting for the next step : the sun !?

i never lose time and i go on with my book, and always looking at the window to see weather changing.

after 2 hours, i go on and arrive on the top of the valley a lot before Geiranger, and the view is so amazing that happiness is suddenly striking me and makes me crying for 5 good minutes… i cannot stop crying cause too happy to be here, i felt the way until here, felt the wind on my cheeks, felt the downhill in my arms and legs, heard rivers and waterfalls along the way, felt temperature failing and increasing, i really felt the trip and so the gift is even much more beautiful…

then i arrived in Geiranger with a lot of tourists, the rain stopped for a while letting me to take nice pics, then i saw the other high road to get out of the fjord to go to Trollstigen… well after Gamlestrynefjellvegen i feel confident for this one !

i met other cyclists on the way, including german couple and a french guy Kevin. We took the ferry together from Eirsdal to Valldal. We stopped with Kevin in this city for shower and camp, and had a beer with a new cyclist swiss couple, very nice !
a day with a lot of emotions !!!

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1 réflexion au sujet de “Jour 46 Grotli – Valldal”

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