jour 73 Copenhague – Reykjavik

Pendant le campement à l’aéroport, je potasse un peu le guide de l’Islande, je découvre que l’aéroport est en fait situé à 50 km environ de la capitale, du coup je vais surement monter le vélo et rejoindre la capitale en faisant quelques détours le long du littoral.

Entre deux siestes, j’accoste également l' »éboueur » du terminal qui traine des cartons dans sa benne. Dont un grand carton pour vélo ! mais je garde celui que j’ai, cependant je lui demande s’il n’en a pas un plus petit pour mes sacoches, qui dans leur sac poubelle n’ont pas beaucoup d’allure…!

Il n’en a pas mais va quand meme jeter un oeil en réserve ! il revient avec deux cartons de vins… un peu petit mais j’ai une idée je vais en faire quelques chose. Je met une sacoche dans chaque carton, ça dépasse un peu mais ce n’est pas fragile, je mets tout ça dans le sac poubelle, et fait une anse avec la ficelle, bref ça pourrait presque devenir le hit bag de l’été  !!!

Vers 6 heures du matin, l’aéroport se réanime, et je fais enregistrer sans problème mes bagages originaux.

3 heures d’avion me ramènent au cercle polaire que j’avais quitté il y a un mois et demi.

Je n’ai pas vraiment beaucoup plus d’informations que celles que j’avais dans mon imaginaire, et celles que l’on entend des voyageurs qui se sont aventuré sur ce territoire, à savoir une terre dépeuplée, ou cohabitent glaciers et volcans, avec des éléments météo qui peuvent laisser libre cours à leur imagination pour terroriser le moindre touriste non aguerri.

Pour ma part, j’imagine l’Islande dans le plus pur appareil naturel, et se mesurer à ses terres me parait etre un trop grand défi pour petit vélo et moi, mais je vais me laisser le temps de la découvrir, je reviendrai certainement.

J’atterris vers 9h30, je ne sais toujours pas si je déplie le vélo, si je le fais stocker quelque part, si je fais du stop, du bus, etc, bref le vélo va m’encombrer plus qu’il ne va me permettre d’avancer. Cependant en attendant mon carton aux bagages spéciaux, je m’inquiète comme une maman de ne pas le voir franchir les portes du tapis roulant. En attendant tout le monde saute sur son sac à dos dès qu’il apparait, parmi les bagages spéciaux certains récupèrent également des instruments de musique, des perches pour le saut à la perche, etc  on a l’air d’enfants qui se précipitent sur leux cadeaux de noel sous le sapin !

Dès que j’ai le carton je ne peux m’enpecher de vouloir libérer petit vélo et de le monter dans l’entrée de l’aéroport, finalement je préfère l’avoir avec moi debout sur ses roues que dans un carton tout moche.

Je fais vite face à un gros problème, une pièce cassée, la tige de libération de la roue avant, ce qui rend mon vélo inutilisable meme pour quelques mètres ou kilomètre. La je me demande carrément ce que je fais là. Et ne pas l’avoir retirer de la roue était une erreur que je ne referais plus. Avec cette casse, ça veut dire redémonter ce que j’avais commencer à remonter, remettre dans le carton, et ne pas accroitre ou rajouter de la casse, prendre un bus jusqu’à la capitale, en espérant qu’il y ait un arret devant un magasin de vélo car je ne peux pas porter le carton sur de la distance, acheter la pièce, remonter le vélo etc…bref, c’est du budget qui s’envole et de la fatigue qui s’accumule à la nuit blanche. Du coup, ben je pleure un bon coup, et je vais tenter de me plaindre au guichet. Le problème se règle plus rapidement et facilement que prévu, je m’attendais à une adresse postale sur un post it ou j’enverrais mes frais pour éventuel remboursement, mais la personne a appelé un taxi qui va arriver, m’enmener à Raykjavik et me déposer devant un magasin de vélo avec qui ils ont un partenariat. Bon ben je sèche mes larmes et la remercie vivement ! Finalement j’arrive donc à Reykjavik en taxi, pas mal !

Au magasin de vélo je leur demande la pièce, et commence à remonter, des jeunes m’aident et rectifient tous les réglages qui avaient bougé, le dérailleur, les freins, etc… ils me confirment que mon velo n’est pas trop adapté à la découverte du pays ou tout le monde roule en VTT. Pour régler, ils me disent que c’est ok je peux m’en aller comme ça. Finalement au bout d’une heure, ce pays me parait être encore plus cool que la Norvège !!! Les gens paraissent incroyablement et naturellement prets à vous aider et tout le monde est très avenant !

Je me dirige directement vers le centre ville pour quelques courses et retirer de la couronne islandaise, c’est moins cher que la Norvège ! En ville je suis surprise d’entendre parler français à tous les coins de rue, finalement il y a du monde dans ce pays ! Puis je décide d’aller poser ma tente au camping je suis fatiguée, assez d’aventures pour la journée.

Il y a une réduction pour les cyclistes dont je bénéficie, mais ils ne vérifient pas vraiment que j’ai un vélo ou non, cela revient à environ 15 euros la nuit pour une tente, peu importe le nombre de personnes. Je suis vite dans le bain d’une population multiculturelle, tous en sacs à dos, mais le français prime, ainsi que l’italien que j’entends également beaucoup. Je ne suis pas dépaysée, il y a des sacs et des tentes Quechua tous les 10 mètres, et la moyenne d’age a nettement baissé par rapport à la Norvège. Des jeunes de 18 ans aux couples trentenaires il y a de tout. Il faut aimer être en communauté mais les équipements sont vraiment bien, barbecue, cuisine, douches, et ambiance conviviale ! Je ressens l’envie de rester là, je n’ai pas vu grand monde en Norvège, ça me fait du bien d’être entourée.

Le temps n’est pas si terrible que ça, je m’attendais à une pluie dense, une tempête de vent à ne plus pouvoir tenir debout, et finalement il fait sec et le temps est clair, pas si terrible ! bon pour ceux qui viennent du sud de la France, se promener en doudoune en aout ça doit faire un choc, pour moi c’est la continuité de la norvège donc je le vis bien.

Je repars ensuite en ville tester l’ambiance festive de Reykjavik qui est si connue. Avant d’aller au camping, j’avais lancé pas mal de demandes de couchsurfing, toutes vaines, cependant je me suis inscrite à une soirée couchsurfer ou tout le monde peut se réunir dans un bar de la ville. J’hésite à y aller, prend la direction du camping puis rebrousse chemin et m’arrête au bar, aller me coucher dans ma tente et passer à côté de peut être une soirée déjantée, ou tout simplement d’une ou deux bonne rencontres, je fais finalement le choix d’aller me sociabiliser un peu, je ne perd rien à y aller !

Finalement une bonne ambiance s’installe, il y a des couchsurfers qui accueillent, et d’autres touristes comme moi qui logent chez eux, ou même du camping comme moi. Plusieurs nationalités autour de la table, canadien, portugais, lithuanienne, française, brésilienne, etc…. Je le conseille ce type de sortie à toute personne qui arrive dans une ville tout seul, de plus personne ne vous demande si vous êtes un assidu du site, ou meme si vous etes inscrit.

Je discute beaucoup avec Eva une lithuanienne restée 3 mois ici pour travailler, elle se ballade comme ça depuis 3 ans en Europe en faisant des missions dans le social, ou des petits boulots. Sa prochaine destination Saint Etienne de septembre à Mars, eh oui parfois le hasard ne s’explique pas ! Et m’entends également bien avec Renato un portugais. On finit tous autour du baby, puis on bouge dans un bar ou on peut danser. Je réalise vers 2h00 du matin que ma montre ne s’est pas réglé à la bonne heure en arrivant ce matin, j’ai vécu toute ma journée avec 2 heures d’avance….! Bon elle s’est bien passée quand même !!

Couché vers 5 heures du matin, à mon avis l’exploration de l’Islande ne commencera pas demain !

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