Jour 76 Reykjavik

ou la journée à ne rien faire…

C’est mon troisieme jour au camping et dans la capitale islandaise, je m’amuse toujours à observer tous les voyageurs qui naviguent au camping. Je réalise qu’il y a beaucoup de cyclos, à peu près 5 à 10 pourcents des voyageurs. Des solos, des couples, des duos, la majorité des personnes assez jeunes.Je ne peux m’enpecher de jeter un oeil aux velos qui ne sont poas tous beaucoup plus equipes que le mien niveau pneu et autre.

Je commence à avoir la bougeotte et je ressens la pesanteur de ne rien faire et de l’immobilisme de trois jours au meme endroit qui malgré l’ambiance agréable du camping me pèse. J’attends avec impatience les 3 personnes que je vais rejoindre pour un road trip tout autour de l’ile sur 10 jours, car je me sens coincée dans cette ville, ou mettre mon velo, partir pour aller ou, m’arreter ou, ou laisser le velo, comment le récuperer après le road trip etc. Bref le manque de préparation que j’appréhendais s’avère justifié et je prend sur moi pour ne pas trop m’en vouloir d’avoir ajouté ce voyage dans mon plan.Je ressens le besoin de repartir à l’aventure, m’user les yeux jusqu’à minuit sur une carte à chercher les routes, à estimer les kilomètres, à potasser le guide du pays, en gros à galérer mais je crois que j’aime ça !

Bloquée entre mon arrivée et un prochain départ. Bref l’immobilité commence à devenir inutile et me pèse.Je tiens difficilement en place. Je ressens le besoin de déjà penser au prochain voyage , l’ecosse que je ne veux en aucun cas bacler comme l’islande. 

et je me demande pourquoi je n’ai pas eu plus de courage à me lancer dès le premier jour sur les routes islandaises.

je rencontre de nombreuses personnes qui font l’islande en bus, en covoiturage ou en stop. Ou ne font qu’une partie de l’islande.

je réalise que le désir d’aventures est assez addictif et que personne ne peut vous l’enlever. Ca revient forcément à un moment, et parfois très vite !

Nous nous promenons de nouveau en ville avec Renato, lui aussi n’a pa prévu son voyage et avec sa valise sur roulette il n’est pas vraiment paré pour l’aventure.nous tentons notre chance pour faire la tournée des musées gratuits mais en fait il n’y en a pas ! Nous tombons au milieu d’une manifestation devant le Parlement dont nous avons un peu de mal à comprendre l’objet, mais personne ne crie plus haut que l’autre, au contraire ils jouent de la musique en choeur !


Nous visitons sur le port le grand batiment Harpa, qui fait office de salle de concert, à l’intérieur des films sur les volcans, et une boutique pour touristes, mais c’est plus pour son architecture que l’on entre à l’intérieur. Le batiment est entierement vitré de bas en haut avec des formes géométriques originales.


Noius finissons encore une fois aux bains au sud de la ville, nous avons presque nos habitudes et j’oriente les quelques touristes desorientés sur le fonctionnement du lieu. Tout le monde doit se doucher nu car l’eau des piscines naturelles est celle ensuite utilisée pour la ville. On met ses affaires dans un panier en plastique sur l’étagère puis on ressort on choisit la petite piscine chaude dans l’océan, celle en béton, l’océan pour les moins frileux, et le hammam. A la fermeture, il y a un karaoke qui commence, bizarre, c’est la musique de Alerte à Malibu, on explose de rire et je ne peux m’enpecher de courrir au ralenti sur la plage au son des premières notes !

De retour au camping, Je discute avec les italiens Lucia et son copain, je n’ai pas perdu mon aisance dans la langue et ça fait du bien, on echange des infos sur les randos en Islande, et échangeons les contacts si j’ai besoin de dormir quelque part en Italie avec mon vélo ! toutes les adresses sont bonnes à prendre ! on ne sait jamais ou on va finir !
Je commence également à réfléchir car un sujet revient souvent, de la part de mes proches et de certaines personnes que je rencontre. Certains me disent : « et j’espère que tu trouveras ce que tu cherches ».

Je ne comprends pas vraiment, je n’ai jamais donné un sens de quête à ce voyage, à par celui de l’aventure, et de découvrir le monde, mais pas de trouver quelque chose, je ne cherche rien… Et chercher quelque chose signifierai que je suis perdue. et Est ce que ne pas savoir ou on va signifie etre perdue, est ce que etre perdue signifie etre a la recherche de quelque chose ? Bref je ne comprend pas. Est ce qu’on parait moins perdu quand on sort tous les matins de sa maison en faisant le meme chemin pour aller travailler que quand on sort de sa tente chaque matin dans un lieu différent pour pédaler et découvrir ce qu’il y a plus loin ?

1 réflexion au sujet de “Jour 76 Reykjavik”

  1. Tombée sur ton blog au détour d’une recherches sur l’islande et que je suis contente de trouver autant de nombreux articles sur ce beau caillou ! Ton post est vraiment interressant et vient interroger toutes les spécificités du voyage. Je me suis bcp reconnue dans ce que tu décris…
    Etant donné que tu as l’air d’etre restée un moment a Reykjavik peut etre aurais tu observais ca.
    J’ai vécu une expérience absolument géniale a Reykjavik et je cherche des personnes ayant aussi apercu ces petites choses qui m’ont tant interpelées ! as tu vu des petites figurines partout dans la ville (du genre figurine de kinder)? j’ai écrit un article la dessus si tu veux y jeter un oeil pour comprendre un peu mieux de quoi je parle ^^ https://kanckonyva.wordpress.com/2016/11/11/chasse-aux-bonhommes-quilles/
    N’hesite pas a me dire si tu en as vu; si tu as une explication a me donner sur ca 😉
    Au plaisir de te lire

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