jour 80 Le campement glacial – Emstrur

On se leve tot pour quitter le campement glacial le plus vite possible, en 5 minutes les sacs sont faits et la tente est pliée ! Nous redescendons les 5 kilometres jusqu’au lac vu d’en haut, se réapprovisionner en eau, et récupérer quelques degrés. Nous retrouvons le polonais avec qui nous avions discuté au camping de Hella, puis dans le bus, etc, bref on se retrouve à chaque fois sur la route. La veille nous avons fait une quinzaine de kilomètres, aujourd’hui ou nous finissons le trek c’est a dire faire 35 kilometres, ou nous scindons encore et nous arretons au troisieme gite, et finirons demain matin. Nous sommes un peu tributaires des bus qui passent à la fin du trek, c’est un endroit assez reculé ou aucune voiture ne peut passer, à par les gros 4×4, les motos de rando type Paris Dakar, et gros 4×4 du rallye du meme nom. Il faut donc arriver en temps et en heure à Porsmorth.

Le lac Alfvatn est magnifique vu d’en haut, il est d’une forme géométrique, et sa surface est parfaitement lisse, il reflète parfaitement la montagne qui le borde comme un miroir, et devient presque imperceptible.

Après ce gite, ce sont 15 kilometres à faire avant le troisieme gite, celui ou on s’arretera si on ne se sent pas de continuer ! Pour y aller aucun dénivelé, le chemin est plat, on marche en fait sur une piste de 4×4, c’est un peu la traversée du désert, enfin désert pour les terres isolées qui s’étendent autour de nous, mais le chemin lui est très emprunté, on se croirait sur le chemin de St Jacques. Encore une fois difficile de s’approprier la nature sauvage du lieu sur cette autoroute de la randonnée. Nous effectuons également plusieurs passages à gué, des petits ou on enjambent la rivière en sautant de caillou en caillou, et des plus importants ou on se met en culotte, tout le monde s’habille et se rhabille de chaque côté de la rivière, il y a une bonne dizaine de metres à traverser avec de l’eau à hauteur mi cuisse, et un courant qui ne pardonnera pas si on fait un faux pas. Nous traversons pieds nus, nous n’avions pas prévu les chaussures d’eau, ce qui rend la traversée un peu plus difficile pour la plante des pieds avec les cailloux qui tapissent la rivière.

Arrivés vers 16h au gite, nous hésitons à continuer jusqu’à la fin, avec encore 16 km et donc arriver vers 21h00 si tout se passe bien, ou s’arrêter et profiter du lieu, aller voir le canyon qui n’est pas loin, etc…

A 4 on pèse tous les pours et les contres et on a du mal à se décider… Finalement nous nous arretons au gite. Nous plantons les tentes sur du sable gris, et l’entourons de cailloux pour couper le vent, qui souffle tout de meme un peu. Parler de gite est un grand mot, dans le Landmannalaugar ce sont plus des refuges qui offrent des dortoirs, et pour les campeurs des eviers, toilettes et douches. Pas de cuisine ou de salle commune pour s’abriter.

Je cuisine ensuite pour nous 4, je réalise comme j’ai changé en 2 mois ! Je suis plus débrouillarde, futée, confiante, je suis moins susceptible, plus généreuse, plus tolérante, je me connais plus, j’ai le bavardage facile avec les autres randonneurs, et voyageurs en général, je suis partout dans mon element. Je ne sais pas si ces qualités peuvent encore évoluer et comment ce sera après 6 mois ! Cela me permet également d’en faire profiter les personnes autour de moi, je peux donner des conseils, mon cerveau est plus formaté et entrainé pour réfléchir en mode pratique et économique, et resoudre rapidement les problemes quotidiens. 

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