Jour 86 Akureyri – Stykkisholmur

Dernier jour de l’aventure a 4, aujourd’hui c’est retour a Reykjavik pour eux avec plus de 450 km a faire tout de meme. De mon cote je vais me laisser parachuter a Borgarnes pour rejoindre ensuite la peninsule de Snaeffelnes. C’est un peu grace a Jules Vernes que je suis la aussi, et donc a ce volcan alors je veux faire le deplacement pour aller jeter un oeil !

L’alchimie dans le groupe a marché et nous a permis de faire tout le tour de l’ile en a peine 10 jours, incluant la randonnee de 3 jours. On a eu un bon rythme mais tout le monde a trouve satisfaction au quotidien dans le programme qu’on echevelait au fil des kilometres avec Camille. Quand les grands esprits se rencontrent…! Faut bien qu’on se defende n’est ce pas Camille!? Et en plus de ca on a eu des seances photos memorables et des bons fous rires. Mike Horn a du entendre ses oreilles siffler avec toutes les imitations qu’on a fait de lui dans l’emission the island quand on se prenait pour des aventuriers de l’extreme ! Je ferai surement le detour par Pau quand je serai en France pour passer les voir !

On fait quelques detours encore, notamment dans la peninsule du Vatnsnes, pour tenter notre chance et apercevoir quelques baleines ou phoques en train de faire trempette dans la mer du Groenland. Rien qui ne saute hors des vagues mais on a de grands rayons de soleil et des nuages qui subliment les paysages et les etendues sauvages. Le Spectacle est aussi beau sur terre que dans le ciel.

Les nuages semblent avoir ete poses comme sur une toile, certains ressemblent a des boules de coton et se balladent bas presque a notre portee comme la sensation d’un mobile pour enfants, d’autres sont comme des coups de pinceaux et forment de longues trainees blanches sur fond bleu, d’autres sont comme chiffonnes, comme si on avait voulu effacer le dessin, et en fond en bas un monticule de chantilly forme la couche la plus epaisse.

Arrives a Borgarnes on arrive a temps pour le bus, mais le prix de 3700 couronnes me fait reculer et hesiter 5 minutes pour en conclure que je prefere essayer le stop.

Je vois sortir du bus Lauranne, rencontree au debut du sejour au camping, elle est pressee elle prend l’avion demain !
Je vais faire du stop a la bonne intersection, on se dit au revoir, ca fait un peu chien abandonne au bord de la route mais c’est de nouveau l’aventure qui recommence je suis ravie. Ce sera ma premiere experience en stop sac a dos alors c’est interessant.

Apres 5 minutes, un chauffeur routier qui sort de la zone industrielle me propose de m’enmener ! Il rentre chez lui, et c’est exactement la ou je voulais aller, parfait ! J’embarque dans son Man, et nous nous arreterons en route pour faire les dernieres livraisons de la journee, dans des fermes. D’un coup ca change du Jimny, j’ai de l’espace, il y a la couchette, et meme sa machine a cafe. Et j’ai une vue quasi panoramique sur la peninsule de Snaeffelnes qui s’etire sous mes yeux dans les lueurs encore claires du soir. Evidemment j’ai une pensee pour mes freres qui passent eux aussi leur vie dans le camion, et avec qui je n’ai malheureusement jamais pris le temps, a ce jour, d’aller faire un tour avec eux…

On discute de pleins de choses mais surtout de l’Islande dont je ne sais finalement pas grand chose malgre le nombre de km parcourus. J’ai eu tres peu de contats avec les locaux.

Il est un peu enerve par les touristes qui affluent l’ete et conduisent mal car s’arretent en plein milieu de la route pour faire des cliches comme s’ils se croyaient seuls au monde. L’hiver il y a bien moins de monde car ils ne savent pas conduire sur la neige et la glace.le trafic des camions est cependant plus important meme si le trafic entre Reykjavik et la peninsule par exemple ne se resume qu’a 10 camions par jour….et dans le reste du pays 80… il me dit aussi que bizarrement la neige en hiver recouvre les montagnes mais n’atteint pas la route….bizarre…

En parlant des touristes nous parlons du camping sauvage qui est autorise mais qui ne le sera plus a partir de l’annee prochaine car les touristes abusent et se mettent n’importe ou. En Islande beaucoup voyagent en sac  dos avec tente, ou en velo, mais egalement beaucoup en voiture de location qui sont souvent des 4×4, des express, ou des vans amenages afin de dormir dedans. Resultat les campeurs laissent leur dechets, et les automobilistes se garent partout ou ils veulent pour dormir, et se retrouvent souvent dans des proprietes privees dont ils ne demandent meme pas l’acces aux proprietaires terrestres. Les habitants en ont donc un peu marre de tous ces envahisseurs.

Tous les islandais ont vecu une a plusieurs eruptions, la derniere en date est celle de l’Hekla, dont la radio annoncait l’alerte 15 minutes apres le debut de l’eruption. Il existe egalement un systeme d’alerte si on se trouve a proximite on recoit automatiquement un message sur le telephone. La prochaine eruption attendue est celle de l’Akla, qui se reveille tous les cent ans, et la ca fait 120 ans…. suspens… peu de consequences pour les islandais car il se trouve au sud, pres du glacier.
Et concernant l’economie, il y a du travail en Islande et manquent meme de main d’oeuvre ! Il est donc facile de trouver du travail, et si je le voulais je pourrais un peu demander n’importe ou, comme travailler sur le ferry par exemple ! Bon j’ai un vol retour, cette fois je ne reste pas !

Et voila une petite blague islandaise : que faut il faire si l’on est perdu dans une foret en Islande ? …eh bien se relever….! il n’y a pratiquement pas d’arbre en Islande, que des etendues de terres, de roches, de lave, de champs, d’herbe folle, a perte de vue.

Il me depose au camping, je vais payer et m’assoie au hasard dans la salle commune, je me retrouve en face d’un des allemands avec qui nous avions discute a la fin du trek Landmannalaugar, nous avions campé assez proche a Emstrur et avions terminé en meme temps et pris le meme bus. Je sais qu’ils sont en voiture eux aussi. Je ne l’aborde pas tout de suite mais le regrette de suite apres, ca aurait ete cool d’embarquer avec eux.

Je commence un nouveau roman, Aller voir  ailleurs de Jean Pierre Brouillaud, un aveugle voyageur. La preface de Patrice Franceschi m’emballe, j’ai l’impression que je vais trouver un nouveau heros !

Je prend une douche chaude a minuit  en plein air, c’est cool.

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