Jour 89 Reykjavik

9h du matin, je suis toujours en train de « travailler », Erich est debout, j’en profite pour aller prendre sa place dans la voiture et dormir un peu,une petite sieste d’une heure à l’arrière de la voiture qui se réchauffe au soleil !

les garcons remettent en ordre leurs affaires, il y en a de partout, je recupere aussi les miennes, à force de vagabonder on s’éparpille vite.

Je vais planter la tente dans un coin du camping, je compte rester la ce soir, j’irai récupérer le vélo demain seulement dans la famille bulgare.

Les garcons partent en direction de l’aéroport, on se dit au revoir avec une accolade, je plonge une dernière fois mon regard dans celui de Max qui a des yeux bleu gris qui vous font presque oublier la grandeur des paysages islandais !

Je flane ensuite sous le soleil depuis ma tente et plonge de nouveau dans la biographie de mon écrivain voyageur aveugle. La lecture est entrecoupée de quelques assoupissements du à la nuit blanche !

Le roman me plait, il raconte ses années à dériver dans la drogue, l’errance, ses histoires d’amour, ses voyages en stop. Il me fait notamment réfléchir car il écrit que la facilité fait que nous sommes attirés par les personnes qui nous ressemble, mais le vrai voyage est celui qui nous pousse à rencontrer des gens différents. Je pense que je n’ai pas encore atteint ce stade là, à savoir que je vais inconsciemment ou non vers les personnes qui me ressemblent, les rencontres avec les cyclo voyageurs me marquent bien plus que les autres par exemple.  J’ai à chaque fois l’impression qu’on se comprend, qu’on a un truc en commun, Mais comment s’enrichir si on ne cotoie que des personnes qui nous ressemblent ? Peut etre ai je besoin de m’identifier à eux, d’appartenir à un groupe !? A défaut de ne plus être dans un environnement familier, ou dans un groupe d’appartenance tel qu’une entreprise, un club de sport, etc…

extraits:

Un temps, sans doute celui de l’immaturité, on n’est attiré que par ce qui nous ressemble. Mon voyage en Afghanistan devait m’en apporter la confirmation. On se rend à l’autre bout du monde pour rencontrer son voisin de palier.

J’étais encore loin de comprendre que la vraie richesse réside dans l’échange avec ce qui nous est étranger


Le soir c’est toujours l’agitation en cuisine du camping mais moindre, le rush du mois d’aout s’est un peu assoupi, c’est bientot la rentrée, les étudiants sont rentrés ! Je cuisine à l’oeil et ne compte plus acheter de nourriture jusqu’à mon départ, je pioche de ci de là des denrées laissées par ceux qui sont partis et m’en fait un plat qui dépasse de loin ce que je pouvais me cuisiner au réchaud ! Je télécharge des fiches de vocabulaire en anglais car je sens que je ne suis pas assez « fluent » pour avoir des conversations autres que du quotidien, ou liée à des sujets que je connais bien. Bref, j’ai une marge de progrès que je veux combler. Je regarde également la géographie de l’Ecosse pour mieux appréhender mon trajet la bas !

Dans la salle commune, je reconnais Bryce qui squatte aussi le camping, mais je suis trop fatiguée, je ne vais pas à sa rencontre. J’ai eu une après midi qui a rimé avec mutisme mais parfois ça fait du bien de se retrouver après 12 jours de voyage à plusieurs auquel je n’étais plus habituée !!!

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