Jour 104 Leckelm – Dun Carloway Broch

Fin du weekend à la maison ! Cette fois je repars, pour prendre le ferry à Ullapool et aller sur les iles Hébrides. Les iles Hebrides exterieures sont composes de 109 iles, mais je ne retiens que les plus grandes, Lewis, Harris, North Uist et South Uist, si j’en avais entendu parler avant elles m’auraient plutot fait pense a des iles au milieu du Pacifique ou regne chaleur et sable fin. Je fais un coucou à Emma à l’office du tourisme et patiente pour le ferry de 10h30 ou je croise un des copains de Matthew qui était au bar samedi soir, nous discutons un peu. Toute petite ville…

(Pas de retouches, couleurs naturelles !!!)

Le ferry met environ deux heures, ça tangue un peu et tous les ilots sont embrumés, j’ai l’impression d’être de nouveau sur l’Hurtigruten vers le Cap Nord.

Je tue le temps en continuant mon livre de Patrice Franceschi, son aventure dans la jungle quand il avait 20 ans fait passer Latitude Zéro de Mike Horn pour une simple épreuve d’Interville !
J’arrive sur l’ile de Lewis, ou le temps est gris, et quitte Stornoway assez rapidement. 


Je fais une boucle dans cette première ile qui me fait traverser des paysages encore désertiques mais j’ai l’impression qu’il y a quand meme plus de monde que dans les highlands ! Cette première ile est dans les tons gris, autant dans le ciel qu’à hauteur de mon regard avec des maisons en pierre.

Je m’arrête dès qu’il y a un panneau touristique, et fait quelques détours pour aller notamment visiter les Black houses, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre mais suis séduite lorsque j’entre dans la première dans le village de Arnol. La bas, la maison est préservée comme à l’époque ou les fermiers y habitaient avec leurs animaux jusque dans les année 1930 environs. Les black houses étaient faites d’un large mur de pierres (1m d’épaisseur), d’un toit en bois, corde et paille. 


A l’intérieur, le feu brulait toute la journée et réchauffaient toutes les pièces et permettaient aussi de cuisiner. Ce feu était maintenu et l’est toujours dans les maisons contemporaines de l’ile par le « Peat », des morceaux de terres très épais coupés en carré que l’on extrait directement du sol naturellement très humide et très chargé en humus, qui donne également à l’eau une couleur de whisky !!! On voit partout sur les iles des morceaux de terrain creusés et des sacs de Peat qui font office de réserve de bois pour l’hiver…et l’été !


 Quelques meubles permettent de reconnaitre l’utilité des pièces, la cuisine salon, la chambre à coucher avec des dortoirs en bois et des matelas en paille. L’étable avec les animaux étaient attenants et faisaient partie intégrant de la maison. Plus tard les habitants de ces iles passeront aux White house qui ont pour seule différence de ne pas vivre avec les animaux sous le meme toit. En sortant mes vetements sont impregnes de la fumee, ca me fait penser a Katmandou, au Nepal ou les feux naissaient a tous les coins de rue.

Je m’arrete ensuite à Gearannan qui est un vrai village de black house ou une dizaine de maisons ont été rénovées à l’intérieur pour offrir aux touristes des appartements à louer, une auberge de jeunesse avec dortoirs, toilettes, magasin souvenir. Le coté traditionnel a été gardé, on se sent dans un autre temps et au bout du monde. Le sol est malheureusement trop trempé pour y camper comme a peu pres partout sur l’ile, je continue alors mon chemin !

Le temps est beau mais il y a un peu de vent, je cherche donc à m’abriter le plus possible ! Finalement je décide de m’installer directement dans la tour de pierre à Dun Carloway. Cette tour est appelée « Broch »datant de l’âge de fer et construite il y a plus de 2000 ans ! Elle fait partie des nombreux vestiges présents sur l’ile, et est l’un des plus préservés ! 


En installant la tente, je réalise que j’avais fait le tour un peu vite des dégats… la toile extérieure est trouée et une des attaches manque à l’appel…. Voilà, une journée qui finit sur une fausse note… 


Dans la tour je ne peux pas utiliser les piquets car le sol est trop dur, les pans volent donc un peu dans le vent et ce bruit m’angoisse carrément.

Je profite du coucher de soleil qui s’abat sur les reliefs au loin mais je n’arriverai pas vraiment à m’endormir. Déjà que de devoir me trouver un abri pour monter la tente me fait penser que je suis une mauviette, en plus avoir la peur au ventre parce que je ne suis plus rassurée dans mon cocon, là je vais bientot avoir besoin d’une veilleuse et d’une histoire pour m’endormir ! Je n’ai pas vraiment experimente la peur depuis le debut, mais quand tu l’as ressens un peu, alors elle s’auto alimente, grossit, et gagne du terrain sur plein d’autres choses, bref si tu laisses la peur prendre le dessus, alors tu ne fais plus rien…

1 réflexion au sujet de “Jour 104 Leckelm – Dun Carloway Broch”

  1. Bonnes photos, le golfe Stream pousse les courants chauds sur cette coté , qui la rend agréable – un peu de musique peut détendre et penser à autre chose – ne pas abuser du whisky, mais ça peut détendre

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