Jour 163 Parbayon

Jour de repos qui commence par une danse du bonheur en pyjama sur la terrasse sur Barry White face au beau soleil espagnol qui fait suite à 5 mois de vélo. La j’ai vraiment l’impression d’avoir traversé l’Europe meme si le ferry m’a fait changer de pays bien rapidement ! 

Je refais le tour des sacoches et m’allége encore en renvoyant des petites choses en France. 

Puis je bricole le vélo pour changer les patins de frein, qui sont de nouveau morts, moins de 1 mm sur l’encoche, il est bien temps de les changer. Cependant, les freins Magura, peu connus par les mécaniciens vélos ont été bricolés par tout le monde, chacun voulait faire sa petite amélioration, reglage, etc… resultat le changement de patin qui est normalement ultra simple me prend toute l’apres midi.

Je regle la vis a la manette, qui servent aux reglages d’usure des patins, puis un des patins touchent le pneu, mais j’arrive a regler apres plusieurs essais…. bon un jour ils n’auront plus de secret !!!

Francisco m’a egalement laissé le film d’une cyclo voyageuse qui avait présenté son experience a Burgos ou se tient chaque annee en mars un festival des cyclo voyageurs qu’organisent des amis a lui, Luis et Amy. c’est une belge qui a rejoint Ushaia en deux ans environ, traversant le sud de l’Europe, puis a rejoint le Bresil en bateau stop. Elle a donc fait une transatlantique sur un voilier avec une autre navigatrice et son petit bout de chou ! 3 semaines de navigation. Intense ! son film tourne egalement autour de l’economie capitaliste qu’elle dénonce de par le titre de son aventure « La revanche d’une cigale » au pays des fourmis…!

Je continue également la lecture du livre commencé il y a trop longtemps de Patrice Franceschi, ou il restranscrit son engagement avec les afghans contre l’invasion soviétique, ainsi que ses nombreuses missions humanitaires aupres de Solidarités, mais affirme que le monde humanitaire a bien changé et se trouve pollué par l’empreinte capitalisme qui exige du retour sur investissement pour chaque mission, ainsi que toutes les implications politiques internationales qui concernent les organisations de nos jours.

J’aime aussi ce qu’il dit à propos de toutes les personnes qui l’ont aidé ou accueillies durant son tour du monde en ULM :

De ces miracles d’hommes, j’en ai connu beaucoup au cours de ce tour du monde ; à dire vrai, sans eux je ne serais parvenu à rien. Partout, des hommes m’ont aidé à la réussite de mon raid aérien. Et ils appartenaient à tous les peuples de la terre. J’en suis arrivé à la conclusion que s’il est une chose, une seule, qui peut rendre chaque homme semblable à tous les autres, il ne faut pas la chercher dans une raison « passive », comme le sang identique qui coule dans les veines de tous les êtres humains – ainsi qu’on le dit souvent –, ou dans les sentiments premiers qui habitent les hommes sans exception, de la joie à la tristesse ; il faut la chercher dans cette raison « active », qui fait que lorsqu’un homme décide d’accorder quelque chose de lui-même à un homme qui ne lui ressemble pas, il devient par là même son semblable. Appelons cela la solidarité. Ceux qui ne marchent pas sur cette route, ceux qui ne cèdent rien d’eux-mêmes, ceux-là peuvent avoir la même couleur de peau que moi, parler la même langue, partager la même culture, la même histoire, le même destin, tout ce que l’on veut, s’il n’y a que cela, ils me resteront étrangers. Et bien des hommes dont tout me sépare a priori me sont plus familiers aujourd’hui que des Français que je côtoie chaque jour, parce qu’à un moment au moins ils ont su me donner une part d’eux-mêmes.

A son retour du travail, Francisco organise mes prochains stop avec ses connaissances qui peuvent m’accueillir sur la route ! Au depart des amis a lui a Turzo qui tiennent une boutique de bougies artisanales, Miguel et Nina, chouette ! cependant ils ne sont pas dispo demain soir, ce sera pour la nuit d’apres ! ils lui donnent quand meme le contact d’une personne qui habite un peu avant et qui sera ravie de m’accueillir, Natalia ! Ca m’arrange un peu car j’aurai tout de meme un bon col de 1000m a passer ! Ensuite a Burgos, il a pensé a Luis et Amy, mais ils viennent a Santander pour le week end ! alors on verra !

Je ne m’attendais pas à un tel accueil en Espagne….!

Je fais plus connaissance avec Silvia, et dévore des yeux Mateo, car il fait pareil !

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