Jour 170 Rabanal del camino – Villafranca de Bierzo

Je me lève et embrasse la vallée avec un lever de soleil magnifique !

Le temps de partir, je décolle assez tard, la suite de la montée du col m’attend, je suis la route de montagne, ou je ne croise quasiment personne, les pèlerins eux sont sur le chemin de montagne. Très confiante dans la météo, je sors un débardeur à portée de main en cas de grosses chaleur ! En tout cas c’est le ciel bleu la première partie de la journée.

Au point culminant, c’est magnifique, le ciel dégagé offre une vue lointaine et incroyable.

Je m’arrete à l’auberge de Manjarin, enfin l’auberge ou l’espèce de murs et de tôles qui font office d’auberge. C’est là ou je souhaitais m’arrêter la veille mais je me remercie de m’être arrêtée avant. Le tenancier qui remplace depuis trois mois le propriétaire est un type louche, qui me fait l’efffet d’être limite malsain et dangereux, en gros je n’invite personne à rester dormir là bas, en tout cas pas une fille seule. Mais peut etre que je me trompe ! 

Village El acebo

J’atteins l’autre côté du col, et la vue est splendide. Je vois toute la vallée ou se trouve Ponferrada, qui est noyée sous une mer de nuage immense. D’en haut c’est très beau, mais vu que la suite c’est de passer sous les nuages, c’est moins cool….! Je descend tout droit sur les freins auxquels je préfère ne faire confiance qu’à moitié, et traverse la mer de nuages sur bien 300m d’épaisseur, je perd au passage une bonne dizaine de degrés, finalement je rajoute une couche de vêtement arrivée à Ponferrada et me réfugie dans une boulangerie, un peu déçue d’avoir perdu le soleil aussi vite !

Mais les petits gateaux sont impossiblement trop bons, je repars, et le retrouve un peu en sortant d la ville, ouf ! Je traverse des vignobles de Bierza, aux couleurs désormais rouge vif.

Je rejoins Villafranca de Bierza, ou j’hésite à m’ârrêter, il est encore tôt, mais il y a peu d’auberges pas chères ensuite. Je fais un tour dans la ville et rejoins l’une des moins chèeres, la Fenix Jato qui est à 5 euros. Ils m’annoncent 8, et leur explique qu’à 8 euros, je ne peux pas, il y en a une autre en ville à 5 euros etc… Finalement en parlant de mon voyage ils m’offrent la nuitée, le diner et le petit déjeuner, et que je suis leur invitée !

C’est une auberge associative, ou les aubergistes n’ont pas l’air d’être en « situation régulière »… ! En général ils étaient sur le chemin, et se sont arrêté là pour donner un coup de main à Jésus, oui Jésus le proprio ! qui aurait apparemment des dons particuliers et mystiques. Il y a peu de monde au début, mais nous finissons par être une quinzaine en fin de journée !

La douche chaude me parait etre un soin spa ! Les choses simples deviennent un luxe quand tu ne les a pas au quotidien.

Un autre cyclo s’arrête aussi, chouette ! c’est le premier cyclo que je vois ! Il a l’air français, mais c’est un grec ! Une française qui vient de Norvège, et un grec qui vient de Toulouse, ça change des pèlerins qui ont commencé au Puy,  ou à St Jean Pied de Port !

Un cyclo qui emporte toujours un paquet de choco ! 🙂


Le repas du soir est un repas communautaire, nous avons une grande table  de 20personnes environ, et qui rassemble toutes les nationalités. En bout de table des portugais tentent de faire connaissance avec des japonais, assis en face d’un catalan et d’un espagnole, qui ont rencontré le premier jour à St Jean Pied de Port ces portugais, ces premiers ont également rencontré Marina une italienne, assise en face de moi, à ma gauche un couple chilien, en face d’un espagnole qui se tient à côté d’une finlandaise qui a commencé le chemin en avril…! En se perdant elle s’est retrouvé en face de cet espagnol, et depuis ils sont ensemble ! Je tiens d’ailleurs une conversation avec elle en espagnol, aussi surprise qu’elle qu’on y arrive, on realise ensuite que ce serait plus facile pour nous de le faire en anglais ! Toutes les langues se melangent…. Ensuite Georgio le cycliste grec, qui après 2 mois d’erasmus à Toulouse a pris la route et compte rejoindre le Portugal, à l’aurte bout de la table, nos hôtes aubergistes, ainsi que Jaime un mexicain qui avait travaille là cet été, Jésus et un ami à lui, qui serait alchimiste…. (!?).

Pour les pèlerins c’est peut être normal d’avoir un diner comme celui ci, pour moi c’est 17 fois plus de personne que quand j’étais dans ma tente pendant 3 mois et demi, ou 5 fois plus au moins que quand j’ai été chez des hôtes warmshower par exemple. C’est donc exceptionnel ! Je réalise également que la moyenne d’âge des pèlerins autour de la table est de 30 ans environ, il n’y a que des jeunes ce soir ! A cette époque de l’année, et du coté espagnol, la majorité des pèlerins ont moins de 40 ans, et la mixité se rééquilibre, ce qui n’est pas le cas en France ou il y a une majorité de femmes.

Bon le repas lui, nous fait un peu peur à Georgio et moi, car demain un col à plus de 1300m nous attend, avec une soupe de légume, on ne va pas faire des miracles… on refait la journee, a velo on a eu les memes sensations, le meme parcours, le meme rythme, c’est top de pouvoir partager ca !

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