Jour 172 Sarria – Melide

Nous partons tot, enfin nous nous levons tot et partons après avoir mis tous les sacs dans les sacs plastiques ! LE but c’est peut etre de rejoindre St Jacques aujourd’hui, mais rien de sur. Se rapprocher de St Jacques c’est aussi avoir moins de choix dans les villages ou s’arreter car les auberges augmentent considerablement leur prix, et passent à 10 euros… 

Le temps se maintient, c’est nuageux comme la veille, mais nous évitons la pluie. La temperature reste assez basse vers 6 degrés environ. 

Nous suivons encore malheureusement en grande partie la nationale, car ne sommes pas sur de pouvoir prendre le chemin de St Jacques, et les cotes étant déjà nombreuses, dans un petit chemin ces serait pire. Nous suivons tout de meme le chemin qui est souvent en bord de route. Lorsqu’on rejoint la route des pèlerins, les « Buen Camino » fusent, il y a pas mal de monde dans la dernière ligne droite !!

Le canyon de Portomarin


Nous voyons pas mal d’asiatiques aussi dans cette dernière partie, peut etre font ils seulement les 100 derniers kilomètres pour que la crédanciale soit valide… on ne sait pas non plus s’ils sont en solo ou font parti d’un groupe plus organisée. En tout cas on les reconnait bien, un sac beaucoup trop lourd, et des toutes petites jambes qui avancent à petits pas difficiles… L’ensemble des pèlerins se protègent du froid à coup de grande parka ou de poncho, ils sont recouverts des pieds à la tete, on dirait presque des astronautes qui partent à la conquete de la Lune.
Nous traversons encore des petits villages isolés, ou il faut faire attention aux poules, aux chiens, au tracteur, etc quand on traverse le village, à peine goudronné comme Antigua…

Avec pas mal de denivelé dans la journée, nous abdiquons à rejoindre Saint JAcques et regardons pour s’arrêter à Palas del Rei ou Melide, ou les restaurants de poulpe envahissent les rues. finalement nous rejoignons Melide encore une fois dans l’auberge municipale, la Xuntia de Galicia. Nous sommes les premiers vers 15h00, avant la pluie qui arrive, et 3 autres randonneurs qui partageront l’immense dortoir avec nous. Encore une ffois nous sommes les seuls en cuisine, les autres vont gouter au poulpe à la plancha !

parmi les randonneurs, il y a un ancien espagnol qui ne parle que espagnol et un jeune danois qui parle un peu francais mais pas un mot d’espagnol, et pourtant ils passeront des heures à tenir des conversations dont ni l’un ni l’autre ne comprendra vraiment le sens, mais ils rigolent quand meme !

De notre coté avec Georgio, on s’active sur la suite du programme, eh oui après le chemin on va ou ? on dort ou ? on arrive finalement chacun à trouver un couchsurfer qui nous accueillera le lendemain à 
St Jacques.

Le troisième est un français, d’une cinquantaine d’années, je le sens perdu, mais il ne s’en rend pas compte. Il fait partie des personnes qui sont sur le chemin et n’arrivent presque pas à en sortir. PArti initialement pour 10 jours, il a tout quitté pour le continuer, il reste évasive sur le coté proffessionnel, cependant il me conffie que rien ne lui manque, qu’il a coupé toute communication et que ca ne lui manque pas, et il le revendique, surtout quand il me voit sur la tablette, mais je lui explique dans le reste du monde il n’y a pas forcément des auberges à 5 euros, ou des fflèches jaunes qui montrent ou aller etc… bref il me dit quà deux jours de St Jacques il ne sait pas ce qu’il va faire après, je lui conseille de continuer jusqu’au Portugal, ça m’enbeterai qu’il rentre chez lui « sans but et sans mobile », je crois que ce serait pire… 

Me retrouver fface à des personnes qui finalement sont perdus dans leur voyage me fait repenser au mien également. Je comprend aussi ceux qui ne voyaient dans mon discours qu’une illusion lointaine et reveuse. Evidemment je ne veux pas revenir avec plus de questions que je n’en avais avant de partir, mais il est certain que j’ai dépassé le stade ou je devais avancer chaque jour pour donner un sens à ce que je faisais. Avec le temps, j’ai réalisé que s’arreter, revenir, c’est certes le plus difficile, mais c’est aussi nécessaire si l’on veut laisser grandir d’autres projets.

Une belle poignée de chataignes ramassées en route, il n’y a qu’a se baisser, elles tapissent le sol ! mmmiam!

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