Jour 173 Melide – Santiago de Compostella

8h00 il ffait encore nuit noire et il pleut à saut lorsque les randonneurs s’en vont, à deux jours de Compostelle, pas question de resté couché pour eux ! Nous, nous prenons tout notre temps, 50 km seulement jusqu’à la « fin » du chemin alors on profite des dortoirs surchaufffés et attendons la ffin de la pluie.

Vers 10h00, la responsable de l’auberge montre quand meme le bout de son nez, et pas qu’un peu, elle nous chasse carrément, il faut normalement quitter ces auberges à … 8h00…!

Tout juste le temps d’emballer tous les sacs dans les sacs poubelle plastique, ainsi que les mains dans les gants en plastiques récupérés la veille à l’auberge, et qui rendent très heureux Georgio, comme je l’étais au début de l’aventure avec mes gants plastique récupérés en station services….!

Avant de partir, il nous faut…du chocolat… de la boulangerie d’à côté ou on hallucine sur les prix ridicules des patisseries. En m’aventurant plus loin dans les rues, il y a de l’animation, c’est le marché ! Il y a de tout, les fruits et légumes sont des vrais, et font deux fois la taille que ceux que l’on trouve dans les rayons de nos supermarchés. Les vendeurs, loin d’être des maraichers de masse, les vieilles dames assises sur des caisses en plastique attendent patiemment que leur stock de salade s’écoule en discutant avec la voisine d’en face ! De mon coté je craque pour les fromages ultra frais et ultra pas cher, ainsi qu’une miche de pain. Quand on m’annonce le prix, je montre les 1,50 dans ma main pour me ffaire confirmer que c’est ça et seulement ça !?

Puis on part tranquille, Georgio doit rejoindre son couchsurfer Martin à seulement 19h00 alors on ne se presse pas volontairement. De mon côté, je serais accueillie par Timo, un allemand !

Quelques marcheurs sont sur le chemin malgré le mauvais temps, nous passons heureusement entre les gouttes, cependant il ne fait pas chaud !!!

Nous apercevons Santiago, je suis quand meme émue à l’idée qu’on en approche, c’est tout de meme une belle étape de mon parcours. Je suis aussi émue de voir ces marcheurs qui, passé les 70 ans probablement, s’en vont gaiement vers la cité tant recherchée. Bien sur ils n’ont pas le sac à dos de 12 kilos sur le dos, j’avais d’ailleurs toujours une idée préconçue de ceux qui « font les choses à moitié » car font trimballer leur sac par le service de transport de la Malle Postale, selon moi ce n’était pas vraiment ffaire le chemin. Cependant quand je les vois avancer à petits pas, difficilement, mais avec autant d’envie d’y arriver que les autres voire plus, et meme le courage qui les habite encore, comme si ils continuaient a ne se fixer aucune limite à vivre la vie jusqu’au bout, je trouve ça beau.

Avant de descendre dans la ville, qui d’en haut n’offre pas un superbe spectacle, tant la zone industrielle est présente, j’aperçois à gauche du chemin pas mal d’aménagement en construction, ainsi que les dortoirs de Monte Do Gozo, 400 dortoirs pour pèlerins, qui ressemblent d’extérieur à des blockhaus.

Le nuage noir nous menace et éclate juste à notre arrivée, nous sommes trempés en 5 minutes… merci…

Nous suivons le chemin qui nous amène jusqu’à la vieille ville, l’église dont nous ne comprenons pas que c’est « l’église », la grande palce avec le musée, bref c’est joli, en travaux, mais joli. Quelques randonneurs mais peu, arrivent. Notre arrivée passe inaperçu et est plutot laborieuse, nous ne savons pas vraiment que faire ni ou aller. Pas de foule qui scande notre nom comme à l’arrivée des ffootballeurs sur la pelouse, pas de musique de la ligue des champions non plus, pas d’hôtes et d’hôtesses qui nous accueillent avec un collier de fleurs, ni de musique de Samba di Janeiro pour ffeter ça, pas d’embrassades, de bande d’arrivée à franchir, de félicitation ou de ravito comme à l’arrivée d’une course… bref mon imagination est comme un soufflé qui retombe. Mais comme disent les bleus « la victoire est en nous » !? Il faut se dire que c’est une joie intérieure….!

A savoir aussi pour ceux qui arriveront, Santiago a le taux de pluviométrie le plus élevé d’Europe, après Bergen, et encore plus de Octobre à ffévrier bien sur, les randonneurs ont donc une chance sur….une d’arriver sous la pluie ! 😉

Nous trouvons tant bien que mal le lieu ou faire tamponner notre crédanciale. Puis partons à la recherche d’une boulangerie, si  possible ouverte un dimanche ! Car là on a sérieusement besoin de chocolat ! Georgio m’avoue qu’il a dégommé son paquet de choco dans la montée de la veille, j’ai fait pareil l’avant veille…

On tombe sur le graal, non pas la tombe de St JAcques, mais une boulangerie ou c’est tellement pas cher qu’on prend des patisseries de taille hors normes et nous régalons, la voilà notre récompense !!! 

Je rejoins ensuite Timo qui m’accueille dans une résidence étudiante espagnole ! 

Nous faisons connaissance, et décide de rester la journée de demain pour visiter, et bien sur éviter ce jour de pluie pour reprendre la route !

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