Jour 175 Santiago de Compostella – Jamarte en Verdugo !

En retrouvant Petitvélo dans le hall de l’immeuble, je réalise qu’il s’est fait cambriolé dans la nuit…

Mon Thermos 1L 24 heures, ma gourde donnée par Julien en Ecosse, mon casque offert par Nico, et mon multi outils offert par Michel ont été dérobés… Je suis en colère mais c’est ma faute, je n’aurai pas dû le laisser là, je devrais m’estimer heureuse que le vélo soit encore là !

Quand même je suis déçue de quitter l’Espagne sur un telle note, il y a 10 ans, je me faisais dérober mes objets de valeur ainsi que ceux qui m’accompagnaient sur la côte catalane proche de Barcelone. Les deux seules fois ou je suis victime de vol c’est en Espagne…! Je ne suis pas pour la violence, mais le vol est un des manques de respect qui me met hors de moi, si j’avais pris sur le ffait le fautif il aurait quand meme passé un sale quart d’heure, et aurait surement eu besoin du casque en effet.

Je me dis souvent que si je me fais voler quelque chose voire tout, ou le vélo, je passerais facilement au dela de ça car ce n’est que matériel, et j’irai facilement de l’avant, je réduirai encore mes biens, un sac à dos et l’aventure continuerait pareille, bref je m’adapterai facilement.Le vol n’est pas tant la perte des biens qui est dure à avaler, mais le manque de respect qu’il y a derrière ce geste. C’est toujours décevant, alors voilà en 5 minutes mon monde de bisounours s’effondre péniblement, je dis à Timo que ce n’est finalement pas la peine de faire chauffer de l’eau pour mon Thermos, car il n’est plus !!

Mais perdre ou ne plus posséder est moins pire que devoir, comme SFR qui me réclame un hors forfait de 163 euros pour 30 minutes d’appel, bien sur, je mange du porridge à l’eau tous les jours pour payer des compagnies de téléphonie mobile qui me semblent essentiels et vitales ! Bref la journée commence bof…!

Je prend tout de meme la route et quitte cette ville, presque sans regret, direction plein sud ou je dors ce soir chez des amis de Francisco qui m’avait reçu à Santander.

Le problème, quand meme, c’est que je n’ai plus de casque, et on roule assez souvent sur les nationales en ce moment, c’est ça qui m’embete le plus, ma sécurité, vitale. Je suis alors le camino portuguese, mais mal fléché, j’abandonne et finis par suivre la nationale, en alternant de temps en temps avec le chemin que je retrouve et qui coupe à travers les forets et les vignes suspendues qui ont perdu leur raisin depuis longtemps !

le pain au chocolat en Espagne, trois fois plus gros qu’en France, et seulement un euro… !


Je traverse rapidement Pontevedra, qui mérite le détour, j’ai droit à une démo de samba dans la rue mais je ne fais pas long feu, je repars en direction de Verdugo, un petit hameau de 4 maisons juste avant Ponte Caldelas mais qui me fait suer tant la côte est forte sous le soleil. Je reste prudente sans casque dans les descentes sur nationales, surtout en cas de crevaison ou la perte de controle peut etre dangereuse, et heureusement, je tire la carte crevaison. Je répare également deux crevaisons avant, au bord de la route, sous les klaxons généreux des routiers et automobilistes… ! Je devrais remercier ceux qui ont dépouillé mon vélo de m’avoir laissé la chambre à air de secours et les rustines !

La traversée de petits villages me donne également du fil à retordre, les chiens sont au garde à vous, la plupart sont attachés, les plus gros en tout cas, les petits me coursent, je pédale plus fort d’une jambe et chasse le roquet de l’autre…grrr !

J’arrive à la maison de Philippe et Tony, un français et une hollandaise qui ont atterri au fin fond de cette vallée en Galice il y a trente ans, et ont monté dans leur maison qui n’avait ni l’eau ni l’electricité, mais seulement de spierres empilées, une sorte de guinguette, Jamarte, un restaurant et une salle de concert ou ils accueillent des groupes de tous horizons.

Philippe est de normandie mais a grandi à Loire sur Rhône ! Ou j’ai habité pendant presque un an il y a deux ans, le monde est encore une fois petit ! Après une école de cuisine et quelques années derrière les fourneaux, il a baroudé avec d’autres musiciens en jouant de la guitare dans des groupes par le biais dont il a rencontré Tony, qui elle joue de l’accordéon et du piano. Ils sont à l’aise sur pas mal d’instruments et permettent par leur guinguette de continuer à vivre dans la musique.

C’est Tony que connait Francisco, dont elle me dit qu’il était son « ami romantique », elle parle unpeu français maisne connait pas l’expression Ex ! Je trouve ça beau d’utiliser la combinaison « ami romantique » ! Philippe lui baigne dans l’espagnol et en oublie parfois le français !

 Pour cuisiner je profite donc d’une cuisine professionnelle, et de fruits et légumes du jardin, ça fait du bien !

Leur soirée se passe autour du scrabble avec un de leur ami, en espagnol, quant à moi, le nez sur la tablette, j’essaie de prévoir la suite du voyage !

1 réflexion au sujet de “Jour 175 Santiago de Compostella – Jamarte en Verdugo !”

  1. If I understand your phone problem – why are you not using Skype? We used it all over the world from our laptop. For dogs we used a very loud whistle, which we always had very close to hand. You wait until dog is 1m away then blow very hard – the dog stops, almost every time. Keep going south!

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