Jour 192 Sevilla – Cadiz

Les reveils sonnent les uns apres les autres dans le dortoir des filles mais nous emergeons toutes vers 9h00…!

Apres un petit dejeuner copieux, ou je mange pour 4, pour la journee car compris dans le prix et ca change du porridge, je parcours le centre de la ville, ses nombreux marches couverts, ses ruelles pavées, le fameux mushroom, immense construction en bois qui inonde le quartier…

Triana market

L’universite

Je visite quelques eglises et cathedrales des que la porte est ouverte, elles sont toutes jolies.

Je pars plus au nord, sur la carte le parc amadela de hercules me parait joli, a voir, cependant je ne croise que les prostituees le bordant et les junkies le squattant, mais sous le soleil ca n’a pas l’air glauque comme on pourrait l’imaginer d’un quartier de ce genre.

Je reviens vers le centro centre, ou je ne pouvais pas avancer d’un metre la veille sur le velo. cette fois je vois la couleur du pave, mais constate la queue a l’entree de l’immense cathedrale…. je reviendrais plus tard ! cependant je ne rentrerais pas car l’entree est a 9 euros, rabaisse a 4 pour les etudiants, les seniors, et enfants, gratuits pour les handicapes, les enfants bas age et les chomeurs…. dommage il n’y a pas la ligne « j’ai quitte mon emploi pour voyager a velo ». par principe je ne visiterai pas car je suis toujours genee de ne rentrer dans aucune categorie. les 9 euros sont pour qui? les touristes, les vacanciers, ceux qui travaillent, ceux qui ont pris des conges pour venir ici, ceux qui travaillent pour pouvoir visiter la cathedrale ? les chomeurs, sur justificatifs sont dans la meme categorie que les enfants et handicapes…? je comprends pas, est ce normal !? 

Je noie ce desarroi dans une glace au chocolat kinder, dont j’ai attendu l’ouverture du magasin 30 minutes j’avoue… et dont je pars me delecter sur les quais dans une belle sieste.

oui la vie de cyclo en decembre parfois c’est trop dur !!!

La meteo est au beau fixe, le compte en banque l’est moins. Les finances vont proportionnellement inverse au thermometre desormais ! Mais quel job fait on lorsqu’on aime bouger tous les jours, parler toutes les langues, et se sentir utile, c’est a dire ne pas nourrir le tourisme de masse dans lequel il serait facile de s’engager. J’ai l’impression qu’Assistante de Direction ne répond plus trop à ces critères.

Je demande a l’hostel si je peux dormir sur le toit pour payer moins cher, mais ils ne le font plus, scheisse ! Soit ! je fonce ensuite jusqu’à la gare pour rejoindre Cadiz, en ayant encore le reflexe de repondre Obrigada pour remercier le controleur.

Arrivée à la nuit tombée je vais vers l’hostel le moins cher, le plus proche de la gare et avec un toit terrasse pour retenter ma chance !

J’arrive au Caracol hostel et suis accueillie et me retrouve vite dans une ambiance plutot familiale ou nous mangeons tous ensemble. Je demande encore une fois à dormir sur le toit mais l’hiver il fait selon eux trop froid (17 degrés….!). Tant pis. Un spectacle de flamenco à lieu à 22h00 et je compte bien participer ! C’est dans une salle des fetes très locale, je me dis que le plus dur pour un groupe ce doit être d’arriver à faire taire une salled entière d’espagnols…

Je discute avec les autres résidents de l’hostel, l’avantage en hors saison c’est que nous sommes une petite dizaine et il est plus facile de se faire des contacts, la plupart voyagent seuls et sont en transition depuis ou vers l’Affrique. Il y a quelques européens, un australien, des américains et une française, qui tente d’expliquer l’expression « je t’ai cassée » du film Brice de Nice aux autres, ou encore l’expression « putain de cool » aux américains… C’est une parisienne de 24 ans, alors ou à Paris ils parlent bizarre, ou je suis trop vieille pour comprendre le langage des jeunes, en tout cas l’image de la France par les parisiens, merci…! Je la laisse patauger avec son anglais basique expliquer que le fameux acteur de The Artist a joué dans un film comique avec une fausse perruque blonde essayant de surfer sur des soit disant vagues a Nice…. bref.

L’australien, Colin, est natif de Westport, en Irlande, je me souviens bien de cette ville ou je suis arrivée trempée, et ai fini par dormir dans la quincaillerie de Noel !

Globalement je m’entends bien avec les europeens et australiens, les americains par contre j’ai toujours un peu de mal et je ne suis pas la seule. Confondre un australien avec un americain, c’est un peu comme l’insulter, et pour les europeens, les americains ne sont pas non plus des genies. En general ils sont arrogants et assez egoistes. On les ecoute raconter leurs histoires mais sans plus. Il n’y a pas de connexion… Dans les situations de communaute dans lesquelles j’etais et ou il y avait americains et europeens, ces derniers faisaient tout et les americains….rien… de plus j’apprecie la beaute des europeens encore plus dans le sens ou, les jeunes parlent en general 2 a 3 langues pour nombre d’entre eux. Signe de tolerance, de comprehension de l’autre, et d’une ouverture d’esprit sans egal…

Le sommeil manque toujours a l’appel en Andalousie ou je me couche vers 2h du mat’ apres de grandes discussions avec mo’ voisin de dortoir Colin.

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